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Il semblerait que le passé ait été avalé par les méandres d'internet. Le lien de mon ancien site est indisponible. Je vais tenter d'en reconstituer son contenu, même si me tourner vers le passé n'est pas forcément mon activité favorite. je vais commencer avec :

 

LES FETES MEDIEVALES  photos et vidéo ici

Ferrières-en-Bray 2003-2004-2005        Page des costumes là

 Je les avais oublié ! Oui, oublié ! Comment peut-on oublier 4 années aussi intenses, aussi bien remplies pour ne pas dire surchargées. Et c'est pourtant vrai, dans mon parcours, je les avais oublié. Les Médiévales de Ferrières-en-Bray. Il aura fallut un rangement dans la réserve de la Grange, y retrouver des bâches d'échoppes datant de ces manifestations pour que de ma mémoire résonnent les mélodies médiévales des derniers Trouvères.

En 2002, je me passionnai pour le moyen-âge sous les règnes de Philippe Auguste et de Richard Coeur de Lion. Ici à Ferrières-en- Bray, je retrouvai les traces du premier seigneur des lieux, Raoul de la Flamme. Un nom qui ne s'invente pas, un nom de héros... Ce qui ne s'invente pas non plus, c'est le destin de son château, détruit par un incendie au XXème siècle. Etrange destinée que de disparaître par ce qu'il fût créée.

Mes premières pièces avaient toutes pour cadre l'épopée médiévale. Nous n'étions pas connu et nous avions des difficultés à trouver des lieux pour jouer. "Nous allons faire un coup de com" ai je alors dit, " Nous allons organiser une fête médiévale."Ce sera un joli voyage pour un tout nouveau public." Quand on ne doute de rien... On bascule, un peu, dans la démesure.

2003, nous organisons avec mes comédiens le premier marché médiéval et jouons "La Légende d'Emeric".

2004, la manifestation prend de l'ampleur et ,devient la Fête Médiévale de Ferrières. Nous jouons "le Roman de Renart"

2005, l'apogée, La fête Médiévale de Raoul de la Flamme voit le jour et accueille 3 600 visiteurs. Nous montons Flamboyante, épée de Raoul de la Flamme. Seulement la manifestation est devenue tellement importante, exigeant toutes les attentions, il ne nous est plus possible de jouer et d'être organisateurs en même temps.  Lorsque la com dépasse le projet...

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L'investissement nécessaire à la mise en place des Fêtes Médiévales fût tel qu'il menaça le théâtre. Vint alors le temps de faire un choix, s'engager à fond dans le médiéval et poursuivre un chemin au succès assuré ou bien se donner corps et âme au théâtre, chemin beaucoup plus ardu. Il ne fallut pas longtemps finalement pour prendre la décision de s'engager entièrement au théâtre. Renoncer au médiéval sera en définitive le premier masque à tomber. En m'éloignant de la chevalerie, des faits historiques, des étendards et des belles dames, je me dirigerai vers un théâtre plus proche des états d'âmes. En retirant les heaumes, j'irai vers ce qu'il y a de plus précieux, les profondeurs de la nature humaine.

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A présent que la porte des souvenirs s'est ouverte de nouveaux, une avalanche d'instants fugaces refait surface. Je me souviens des odeurs des feux de camps, de l'hypocras, de la paille humide. J'entends les musiciens, des rires d'enfants, des hennissements de chevaux, le bruit des machines à coudre dans la salle à manger aussi. Je revois des sourires, des fous rires, des courses, la chasse aux anachronismes, la foule, le banquet, l'épuisement aussi. Quel charivari !

L'image ultime de cette période demeure le souvenir d'un vendredi soir, après une journée normande diluvienne et glaciale. Depuis le matin, mes bénévoles-comédiens et moi avions monté les échoppes que nous avions fabriqué, accueillit les exposants, les troupes de reconstitutions, les commerçants, les artistes, déroulé de la paille dans les allées devenues boueuses, planté les panneaux de bois géants aux abords de la ville, mis en place le jardin médiéval... Nous étions complètement trempés, pas pire que si nous étions tombés à l'eau. Tout était prêts pour l'ouverture au public, le lendemain matin. Il nous restait cependant une dernière chose à faire. La nuit était tombée. Mes comédiens et moi même nous  regroupâmes à l'entrée du champs, en bordure de route. Le ciel déversait sur nous des trompes d'eau, dorées par la lumière des réverbères. Les gouttes ressemblaient à des flèches qui nous transperçaient et le ciel était noir d'ébène. Et soudain, jaillissant de la paille au sol, se souleva l'étendard d'or aux dix losanges de gueules (couleur rouge en héraldique). Défiant le déluge, le temps et neuf siècles plus tard,  au dessus de nos têtes, montant dans la nuit, l'étendard de Raoul de la Flamme flotta de nouveau, au dessus de la ville de Ferrières et claqua avec panache. La dernière médiévale pouvait avoir lieu...

 

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