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LES COSTUMES  

1ère partie : les costumes du Moyen-Age              Photos des costumes par ici

En abordant le médiéval, la question du costume, c'est bien évidement tout de suite posée. Sans budget, il a fallut aller piocher dans la boite à débrouille. Il existait sur Amiens, une entreprise de fabrication de velours destinés à l'habillement. Les rebuts, début et fin de rouleaux, les ratés, tâches de teinture et loupés en tout genre finissaient dans d'immenses sacs poubelles attendant qu'une benne soit mise à disposition, les emportent dans une déchetterie quelconque. La location de la benne avait un coût, aussi est ce avec bienveillance que l'entreprise nous ouvrit ses portes, nous laissant la débarrasser, gratuitement, de ces rejets.

Rejets, oui. A l'emplacement aujourd'hui où se situe l'escalier de la Grange, nous entreposâmes, dans un ancien box à agnelage, les quelques tonnes de tissus récupérés. Et ce fût alors : bienvenue dans le monde merveilleux de Cendrillon. Aidée par de petites souris locataires des lieux, un long, très long travail de tri commença, jetant l'inutilisable, rassemblant les matières et les couleurs. L'affaire dura tout de même quelques semaines... D'autant que plusieurs voyages sur Amiens furent entreprit.

 

J'avais dans l'idée tout de même qu'un costume de théâtre ne doit pas être un déguisement. Il est l'appui, le soutien du comédien et l'accompagne vers le personnage et sa dramaturgie. Je ne savais pas coudre, au début. Cela s'est peu à peu arrangé à fur et à mesure. Après de longues recherches et d'observation, la quête du graal, l'encyclopédie de Violet Le Duc (inaccessible financièrement), les ouvrages, les revues médiévistes, internet, je réussis peu à peu à constituer un visuel de ce que je souhaitais obtenir. Je fis des croquis, adaptais des patrons contemporains (heureusement les costumes médiévaux sont relativement simples à bâtir) et je passai à l'étape suivante, la couture. Bien sûr les matières médiévales tel que le lin, la laine était inaccessibles pour moi. Il fallut composer avec ce dont je disposais et placer judicieusement les quelques écus économisés pour des accessoires récurant (épées, camail notamment).

Lorsque l'ère des fêtes médiévales se profila, il fallut envisager de costumer non seulement les comédiens mais également les bénévoles, puis aussi les commerçants. L'achat de 2 machines à coudre en brocante, plus la mienne et la salle à manger se transforma vite en atelier de création, des tissus traînant partout, des costumes suspendus aux fenêtres, aux portes, aux meubles. Quelques couturières bénévoles vinrent me prêter main forte. Et c'est 150 costumes qui sortirent de la production de ma salle à manger ! Pourquoi faire moins quand on peut faire plus, n'est ce pas.

Lorsque retomba l'épopée médiévale, je me décidai à vendre cette garde-robe conséquente et avouons le, un peu encombrante tout de même. De plus, les amies de Cendrillon étaient toujours aux aguets et ce permirent parfois quelques dentelles aérées sur les costumes. Ce qui me rendit un peu folle. Les costumes se vendirent comme des petits pains et j'ai regretté du coup de ne pas en avoir fait davantage. Le montant des ventes servi à l'achat des pendrillons du théâtre chez la maison Azur. Cela resta une affaire de tissus finalement.

Mais cela fit quelque chose tout de même lorsque les tringles se retrouvèrent vides.

 

2ème partie : les costumes contemporains au théâtre à suivre ...

 

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