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Notre lieu de création en danger

Résumé :

Afin de faire circuler des trains de fret vers la région parisienne, les passages à niveau de la commune vont être fermés, entraînant un contournement routier derrière le mur de notre lieu de création, LA GRANGE. En pleine côte, la route est  par ailleurs, un axe pour convois exceptionnels et nous craignons pour le bruit des moteurs et les vibrations sur les anciens murs de briques.

  

SEPTEMBRE 2020

Dès la fin du confinement, les travaux ont repris. La Grange a été inutilisable. Certains jours, une pluie de sable ou bien de chaux (irritante pour les voix respiratoires) recouvraient tout à l'intérieur du vieux bâtiment. Dans la lumière des projecteurs, le sable descendait des cintres comme pour mieux nous enterrer. Dehors les tractopelles et engins de chantier en tout genre creusaient au pied du vieux bâtiment. Il est arrivé certains jours que le bâtiment se soulève pour retomber brutalement sur le sol. Le reste du temps ce n'étaient que de "simples' vibrations qui vous secouaient des pieds à la tête, agitaient l'eau dans les bouteilles, faisaient tomber les figurines de la Cerisaie avant que je ne renonce à poursuivre et décide d'attendre la fin des travaux.

Seulement,  convois exceptionnels, tracteurs, camons céréaliers pour ne citer que quelques uns des véhicules qui vont emprunter ce nouvel axe routier, vont faire un vacarme qui résonne à la perfection dans l'enceinte de la Grange. Le silence est un outil indispensable au théâtre. Alors ???

Aujourd'hui, je demande aux responsables qui ont fait le choix de ce contournement derrière la Grange de prendre leur responsabilité et de faire en sorte que soit isolé phoniquement le lieu.

 

JANVIER 2020

Elle est là. La pelleteuse est là, avec son bras et ses grosses dents qui s'enfoncent dans la terre. Le bruit est régulier, constant, métallique. Des hommes citrouilles en gilets oranges s'affairent tout autours. Effrayés, les oiseaux se sont envolés, et les chevaux s'agitent crins au vent, naseaux dilatés. 

Dans le petit théâtre, le silence est interrompu. L'âme du lieu sursaute au rythme de la pelleteuse.

pas le coeur d'en écrire davantage.

 

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