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FESTIVAL LES THEATRALES DE FORGES-LES-EAUX    2010-2015

Un Soir d’hiver pluvieux, je me retrouvai, je ne sais plus pour quelle raison, devant l’Espace de Forges-les-Eaux. Le grand parking  était désert et le théâtre fermé. A travers sa grande porte vitrée, je voyais le hall faiblement éclairé par des veilleuses. Il faisait froid dehors, humide et sombre. Le hall avait je ne sais quoi d’attirant. Je veux entrer, me suis-je dit. Mais y entrer pour moi seule n’avait aucun sens. C’est ainsi qu’a germé l’idée du festival. Les Théâtrales étaient nées.

       
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Le festival aura été une plate-forme pour l'écriture contemporaine, même si des classiques auront été conviés. Des concerts de jazz nous aurons bercé et fait danser. Nous aurons eu la chance d'être accompagnés par des parrains formidables, généreux envers le public et auprès des artistes présents. Elie PRESSMANN, François BOURCIER, Dominique CHRYSSOULIS, Henry GUYBET, Jean-Claude GROSSE auront ancré par leur présence bienveillante la dimension de la fraternité. François BEAULIEU, sociétaire honoraire de la Comédie Française, adressera une belle lettre emplie de sages conseils aux festivaliers de la première édition.

Elie PRESSMANN nous aura fait l'amitié de remonter sur scène après... s'en être éloigné 45 ans durant.  Il me reste le bouleversant souvenir d'avoir assisté à un grand moment de théâtre et à un témoignage sans masque qui va droit au coeur.

François BOURCIER, viendra encourager la création du festival avec une représentation de Lettres de Délation. Une longue et fidèle amitié se tissera dès lors. 

Le site du festival a malheureusement disparu dans les méandres d'internet. Les programmes, les photos des spectacles et des animations ont été avalés avec lui.  Il ne reste que quelques photos sauvegardées dans des archives pour témoigner de tous ces moments forts, de partage, de théâtre et de vie. Les histoires se racontèrent sur scène, bien sûr, face public, mais combien d'autres s’écrivirent dans l'ombre des pendrillons, dans les loges, au foyer, à table. Les comédiens, metteurs en scène, auteurs, régisseurs, accompagnants, accessoiristes, familles, publics et bénévoles se rencontrant. Une vraie fourmilière.

la dernière édition se déroula au lendemain des attentats du Bataclan.  Nous hésitâmes à maintenir la manifestation, partagé entre le désarroi, l'incrédulité et le chagrin d'une part et la volonté de ne pas se laisser gagner par la peur et donner raison aux fous sanguinaires d'autre part. La manifestation fût maintenue. Le public vint peu nombreux, mais présent tout de même. Forcément l'ambiance y fût particulière. Nous avions tous la volonté de vouloir poursuivre ce qui avait été inachevé la veille. Avec nos armes à nous, la poésie, la lumière, les chants,le théâtre, nous restâmes debout pour éclairer les âmes et faire reculer l'horreur. Après le dernier spectacle, public, comédiens et festivaliers, reprirent en coeur les paroles de la chanson Crinières au Vent en chantant : LIBERTE !  LIBERTE !

Si je ne dois conserver un seul souvenir de  toute ma vie au théâtre, ce sera celui-là. Un ensemble de personnes unis par la douleur et chantant à plein poumon l'hymne à la liberté et à la vie.

Galerie incomplète des souvenirs

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